La dignité, c’est aussi la liberté d’être soi-même (même quand on s’appelle Zoé Zebra)

10570466_833791479988459_3765867313405910511_nOn a beaucoup parlé de dignité en réagissant à l’affaire Zoé Zebra : une fille qui se respecte, hurle-t-on sur les réseaux, ne baise pas plein de garçons dans un court laps de temps – ou si elle le fait, elle se doit de garder ça discret, parce que ce n’est pas beau. Elle ne fait pas comme Zoé qui accepte de médiatiser son affaire aux grands vents : faire éjaculer 25 sexes masculins dans la même soirée et en être fière! Et vouloir de faux seins en échange pour pouvoir, ensuite, faire bander plus de sexes masculins! Et nos grands-mères qui se sont battues pour qu’on puisse voter! Tant d’efforts détruits, mademoiselle, par votre pitoyable désinvolture!

La libéralisation sexuelle est loin d’être achevée

Cette réaction pudibonde vient du fait que nous avons encore, dans notre société québécoise de début de millénaire, un gros problème avec notre sexualité. Les tabous et les hontes de toutes sortes sont loin d’avoir évacué notre culture. Bien sûr, ce n’est pas l’Arabie Saoudite, ce n’est pas non plus le Québec de 1950. Nous pouvons avoir du sexe avec qui nous voulons, réaliser toutes sortes de fantasmes originaux et en parler à nos amis sans être jugés. Mais se faire payer pour faire jouir une filée d’hommes et s’en vanter? EURK. Oh mon dieu, disent les gens, je ne voudrais pas que ma fille fasse ça. Moi non plus, je ne voudrais pas que ma fille fasse ça, mais rapporn-actor-choky-ice-1pelons-nous qu’on parlait avec le même dégoût il y a quelques siècles du métier de comédienne, par exemple, qui était vu comme un métier de filles dégénérées. Qu’un homme monte sur les planches n’a jamais dérangé personne. Personne n’élève au niveau de débat public la question de la dignité d’un gars qui fait de la pornographie, personne ne dit : « Oh mon dieu, je ne voudrais pas que mon fils fasse ça! » Mais elle! Elle ne se respecte pas!

Et pendant qu’on se scandalise de ce que fera – de façon consentante – l’actrice porno ZZ, on se fout du fait qu’un très grand nombre de femmes se priveront de faire, pendant la majeure partie de leur vie, ce dont elles ont vraiment envie, soit pour ne pas bousculer les moeurs en vigueur (pour la sauvegarde d’un couple, par exemple, comme si l’amour ne pouvait vivre sans que ne soit fermement circonscrite la vie sexuelle), soit parce qu’elles n’osent pas réaliser leurs désirs plus osés de peur que leur dignité n’en soit atteinte. Pendant ce temps, un très grand nombre d’hommes se paient des danseuses et des travailleuses du sexe pour s’amuser, parce qu’eux n’ont pas honte de laisser libre cours à leurs fantasmes.

Presque toutes les sociétés ont un rapport trouble à la sexualité qui a pour effet de restreindre la liberté sexuelle de la femme. Nous n’échappons pas à la règle. Et ça fait comme pour ceux qui ont un rapport trouble à l’alimentation, par exemple. Ils deviennent anorexiques ou boulimiques. Nous vivons, sexuellement, dans un monde d’anorexie-boulimie. Anorexie : envies refoulées, jamais vécues ; boulimie : la porno, les bars de danseuses, les émissions de chirurgie plastique, les faces de filles à la télé qui, pour vendre une palette de chocolat, te font sur 15 secondes une grosse face de fellation.

Toujours la morale des autres

Capture d’écran 2014-08-22 à 09.17.20La femme est ainsi doublement mise en échec : d’un côté, les exploiteurs de la sexualité féminine et, de l’autre, les protecteurs de sa vertu. Les deux accusent avec pitié les femmes d’être manipulées par l’autre groupe. Ça ne vous passerait pas par la tête que ZZ ait fait un choix à peu près éclairé? Non. On l’infantilise, on la traite encore une fois comme une mineure irresponsable. On ne dit pourtant jamais d’un jeune cubain qui marie une canadienne juste pour le passeport qu’il se méprise, qu’il massacre l’image de l’homme, qu’il a été manipulé. Il ne se méprise pas, il cherche son chemin hors des difficultés, c’est un petit finfinaud. Pourquoi lui est un p’tit coquin alors qu’elle se dégrade??

Nous ne pourrons sortir la femme de cette situation castrante que si nous travaillons à assainir ce rapport fucké que notre société entretient avec la sexualité. Imaginons que les femmes soient totalement libres de vivre leur sexualité sans peur de perdre leur dignité. Imaginons, par exemple, un monde où celle qui voudrait réaliser son désir de faire jouir 25 gars dans la même soirée dans un grand trip exhibitionniste ne serait pas jugée comme une pauvre conne. Imaginons aussi, par exemple, des hommes travailleurs du sexe qui, parce qu’on aurait continué de décomplexer les femmes par rapport à leur sexualité et qu’elles oseraient maintenant devenir des clientes sans avoir peur de passer pour d’indignes désespérées, mettraient sur pied une entreprise de massages sensuels-sexuels pour femmes. Imaginons un monde où le désir des gens que leur bien-aimé(e) vive une vie sexuelle pleine et saine passe avant leurs exigences de fidélité. Je suis convaincue que nous en serions tous moins frustrés, moins stressés, moins anorexiques-boulimiques, plus heureux et plus libres d’être nous-mêmes.

Il est vrai que celles qui aiment particulièrement exciter le désir des hommes font généralement des pieds et des mains pour se soumettre à cette image-type de la femme qui nous est envoyée partout à la figure et qui n’incite, n’est-ce pas, aucune femme à être elle-même. Cependant, de l’autre côté, celles qui veulent maintenir leur « respectabilité » sociale sont obligées, comme il est exigé de la femme depuis toujours, de restreindre ou de camoufler l’expression de leurs désirs sexuels. La seule donnée qui ne fait jamais partie de l’équation, c’est le véritable désir de chaque femme, celui qui vient directement d’elle et non d’un diktat extérieur moral ou marchand. Et pourtant, comme disait Simone de Beauvoir : « Mon cul n’appartient qu’à moi »…

Je rêve du jour où la femme pourra faire absolument ce qu’elle veut de son vagin sans que ça ne fasse un pli sur la poche de personne. Les hommes font ce qu’ils veulent avec leur pénis depuis toujours. On n’en fait pas un enjeu de société, de morale.

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« Ce qu’il y a d’encombrant dans la morale, disait Ferré, c’est que c’est toujours la morale des autres »… ZZ est peut-être juste une fille plus game que les autres qui a envie de sensations fortes. Ou elle se situe peut-être simplement, comme nous toutes, quelque part entre la fille qui veut vivre intensément et celle qui se fait avoir par un autre.

Vous la jugez de s’être laissée emporter par notre culture de l’hypersexualisation? Alors il faut juger aussi toutes les ados qui portent des strings, qui se rasent systématiquement le pubis, qui se font vomir pour ne pas engraisser, etc. Mais on se tromperait de cible. Ce ne sont pas elles, les coupables. Les coupables, c’est Châtelaine et ses pubs, Maxim, l’industrie des cosmétiques, leDolce-and-Gabbana-Scarlett-Johansson-Makeup-Collection-Spring-2010-Campaing-lipsticks téléréalités pourries, la pornographie sur internet ; c’est cet univers publicitaire qui nous matraque une culture dans la tête à coup de milliers d’images par jour, corolaire direct du capitalisme qui est aussi profondément machiste.

C’est dégueulasse de mettre encore une fois sur le dos des femmes les affres de toute une société qui s’en va dans le dalot, juste parce que cette société est trop pissoue pour remettre en cause ce qui la détruit véritablement. Vous n’aimez pas ce modèle de femme que Zoé ne fait que reproduire innocemment? Alors attaquez ceux qui répandent partout cette image pour faire de l’argent. Pas les petites filles qui font des moves de danseuses nues devant un clip de Britney Spears. Non mais, avez-vous vu ce qui passe à la télé, ce qui passe partout? Avez-vous tapé « sex videos » dans votre fureteur, comme vos enfants le feront à peu près tous vers la fin du primaire, début du secondaire? Non mais, à quoi vous attendiez-vous?

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19 avis sur « La dignité, c’est aussi la liberté d’être soi-même (même quand on s’appelle Zoé Zebra) »

  1. Y a une raison très spécifique pourquoi la dichotomie « madone-Putain » est enracinée dans notre psyché. La raison en est une biologique et évolutionniste. Une femme qui couche avec plein de gars prouve avec son comportement qu’on ne peut pas la croire sur parole concernant l’authenticité génétique du père. Elle perd toute crédibilité concernant sa capacité a attirer l’investissment parental mâle dans la reproduction de notre espèce. Et c’est cet investissment parental Mâle qui pousse les hommes à êrte altruistes envers sa femme et ses enfants. (et par conséquent la civilisation en tant qu telle).

    Démoralise l’investissment parentl mâle en couchant a gauche et a droite et surtout de le faire publiquement, et on voit le déclin de notre civilisation en parallèle.

    c’est pourquoi la liberté sexuelle des femmes n’est pas synonyme de dignité puisque ce genre de comportemetn pousse à l’abandon et à la fragmentation sociale.

    http://librepensees.wordpress.com/2014/07/17/la-nature-de-notre-corruption-3e-partie/

    • Malheureusement pour Dom Béland, dans l’évolution de notre espèce il a plus que simplement la méthode de reproduction standard (le mâle et la femelle qui s’accouple et restera fidèle pour l’éternité) L’humain n’est plus qu’une simple machine à reproduction pour que la tribu subsiste de cueillette, chasse et pêche. L’évolution est avant tout personnel et se passe entre les deux oreilles. L’aspect biologique n’a pu grande importance car elle n’a pu vraiment de secret pour l’Homme. Aujourd’hui une simple visite à la clinique nous permet d’identifier le père de l’enfant. Ça tout le monde le sais. Donc nous avons donné notre confiance à la science et non à l’individu. Et ça toute le monde le sais. Faut pas prendre les gens pour des êtres primitifs à ce niveau en 2014… L’évolution à également fait en sorte que la dignité n’est pas la même pour tous.

      Je m’explique…

      Peut-être que pour toi la liberté sexuelle des femmes n’est pas synonyme de dignité. Mais pour d’autre elle les puisqu’au total, on estime que le chiffre d’affaires de l’industrie du sexe approcherait les 50 milliards d’euros par an. Ce qui prouve que beaucoup de gens respecte le choix de la liberté sexuelle donc de se fait même qui sont digne de cette liberté puisqu’ils réussissent à vivre, survivre, payé leur compte avoir du plaisir être bien et heureux dans se qu’ils font. C’est ça pour moi la dignité…

      L’homme a évolué et son évolution est propre à sa liberté… Ce qui était autre fois tabou, punis, indignes sous peine de mort et d’emprisonnement est devenue un des industries des plus puissantes et lucratif du monde.

      Un gros bravo à Zoé Zebra qui continue de faire ce qu’elle aime dans vie… Continues et n’oublies pas l’objectif dans la vie c’est d’être heureux…

      • Malheureusement, ce ne sont pas mes opinions mais bien les recherches en psychologie évolutionnistes. Le lien que j’ai rattaché est un condensé du livre « Animal moral » de Robert Wright. Il est évident que l’homme est plus que sa simple reproduction, toutefois, ce qui pousse un homme ou une femme à avoir une relation sexuelle avec tel ou tel personne est de l’ordre de l’instinctif, du désirs, d’un cocktail de Sérotonine, oxytocine et toute sortes d’autres mélange hormonaux qui lubrifie les conduits de neuro-transmetteur qui nous font « tomber en amour », nous donne le « coup de foudre » nous fais sentir bien avec l’autre etc..

        L’introversion ou l’Extraversion sont déterminé par la génétique selon un facteur d’environ 40%. Alors « l’évolution qui est entre nos 2 oreilles » n’est qu’une opinion de Gabriel. Rien de scientifique. La génétique est un facteur fort important sur nos comportements, même en 2014, et même pour toujours.

        On a beau dire qu’il est facile de déterminer qui est le père de l’enfant avec un petit test, mais est-tu capable d’expliquer pourquoi 25% des registres civils n’aurait pas le bon père d’inscrit au formulaire? est-ce que le père va décider de s’investir dans sa femme et ses enfants s’il n’est pas le père? À chaque fois qu’il regardera les yeux de son enfant, il voit sa femme baiser avec un autre homme qui a léguer ses responsabilité paternelle sur lui. Tel est la raison pourquoi l’homme a des dispositifs psychologique ancré en lui pour faire la part entre une madone et une pute. C’est une question de cohésion démographique. Ce dispositif psychologique est ANCRÉ dans sa génétique pour le bien de la reproduction. Tu peux pas enlever les pulsions sexuelle innée des humains juste en disant que l’homme est libre. C’est de sur-estimer la nature humaine de façon dangereuse. Non, les stratégie sexuelle sont propre à l’homme et à la femme et elle chercheront toujours leur optimisation, qu’il y ait liberté ou non de l’humain. Il faut faire la différence entre la volonté de l’homme et ses pulsions/attirance sexuelle.

        La sexualité féminine est la gardienne de notre qualité sociale. Laissons la vivre librement et sa tendance nous conduiront tout droit vers un bidonville où la plupart des hommes seront laissé pour compte alors qu’un poignée d’homme auront la plus grande part du gâteau sexuel. Car tel est la tendance Hypergame des femmes. C’est justement la raison pourquoi le mariage monogame fut introduit dans notre société: pour contraindre la tendance hypergame des femmes qui résultait dans la polygynie des hommes de haut niveau.

        http://librepensees.wordpress.com/2014/07/20/la-nature-de-notre-corruption-4e-partie/

        Encore, la sexualité féminine est la gardienne de notre qualité sociale. Les femmes devraient en être fière et devrait protéger cette vertue. La sexualité a toujours été et est encore dans notre conscient un acte d’échange. Les femmes ont tout a perdre d’offrir leur sexualité librement. Ce n’est pas moi qui le dit. Même les féministes commencent à se rendre compte de l’erreur qu’est la culture du « Hook-up »

        « Tout comme les femme ont gagné le pouvoir de prévenir les grossesses, elles ont en même temps perdu le pouvoir d’engager un homme en marriage dans le cas d’une grossesse non-désirée. »

        l’échange est celui-ci: sexualité féminine contre investissement parental mâle. c’est l’impératif biologique de notre espèce. ON peut être « libre » comme dit Gabriel, mais on ne peut échapper à cet impératif biologique. à moins de vouloir vivre dans un « meilleur des mondes » où les être humains sont produits de façon industrielle dans des laboratoire.

        Même si c’était le cas, ça prendrait des milliers d’année pour faire disparaître psychologiquement le concept de cet échange dans la sexualité de l’être humain.

        Plus la femme donne sa sexualité gratuitement, plus l’investissement parental mâle est pauvre. C’est moi qui le reformule, mais c’est sensiblement ce que dit Robert Wright (Psychologie évolutionniste) ou Deborah Spar (Féministe et présidente de collège américain) dans son livre « Wonder Women: Sex, Power, and the Quest for Perfection  »

        Vous trouverez une analyse ici: http://sunshinemaryandthedragon.wordpress.com/2014/03/20/some-feminists-have-begun-to-notice-that-sex-positive-feminism-has-been-sort-of-ungood-for-women/

        il va falloir que vous mettiez ça dans le cerveau un moment donné. Plus l’investissement mâle est pauvre, plus notre civilisation décline. Et cet investissment parental est lié avec la sexualité féminine. Lorsque cet investissement est pauvre, les hommes sont moins poussé à la créativité, plus poussé à une perspective à court terme, plus poussé vers le crime…

        Par ailleurs, ce n’est pas parce que ça rapporte des milliards que c’est digne. Surtout pas si ce qui est vendu affaiblit notre futur démographique et identitaire.

        http://librepensees.wordpress.com/2014/08/02/leffondrement-de-lamerique-est-elle-inevitable/

        Catherine, Gabriel et tous les autres, vous diriez a votre fillette de 10-12 ans que madame Zoé est un modèle pour elle? Qu’elle représente un comportement qui améliore notre cohésion sociale? Vous l’inciteriez dans cette direction? Et bien soite. Mais ne vous surprenez pas qu’elle se retrouve mère monoparentale dont aucune homme ne voudrait s’engager.

        Les conclusions de recherche de la culture du « hook-up » détruit psychologiquement les femmes qui s’y adonne car il y aura toujours la question de « l’échange » dans notre cerveau. La femme aura toujours des « regret » à avoir donné sa sexualité à un homme qui ne lui porte plus d’attention le lendemain matin. Cette brisure psychologique pousse les femmes a réduire l’attachement émotionnelle qu’elle peut avoir envers un homme. Rien pour aider la famille et notre survie démographique.

        On a beau se dire « libre », rien ne peut nous libérer des regret que nous pouvons avoir, sinon de faire des choix plus éclairés.

  2. Je suis parfaitement d’accord avec votre texte ! Ça me révolte qu’une femme ne peut pas avoir une relation sexuelle avec qui elle veut et de la manière qu’elle souhaite sans faire face au jugement des autres.

  3. « Les coupables, c’est Châtelaine et ses pubs, Maxim, l’industrie des cosmétiques,… »
    Les humains seraient donc des pages vierges, des seaux à remplir, sans aucun libre-arbitre ?
    Quand un homme viole une femme, qui osera dire qu’il est SEULEMENT une victime dans cette affaire? Il a sa part de responsabilité. Je ne dis pas qu’il est facile de se distancer intérieurement des images et valeurs qu’on nous rentre dans le crâne depuis notre enfance, mais cela n’excuse pas tout.
    Mais bon, toi-même tu nous disait plus haut qu’elle avait peut-être fait un choix à peu près éclairé…
    Pas très cohérent il me semble.

  4. D’autre part, moi je met sur un même pied d’égalité les excès sexuels des hommes et des femmes. Je ne vais donc pas m’empêcher de juger les actes (je juge d’abord les actes, pas les gens) de cette femme (sinon je serais incohérent, genre 2 poids 2 mesures).
    De voir que tant de gens pensent avec leur cul, c’est décourageant, que ce soit un homme ou une femme. Le fait d’être prisonnier de sa vie pulsionnelle nous plonge dans l’animalité, ce que le système néo-libéral cherche à encourager.
    Un moment donné faut choisir ses combats et ses priorités…on est allé trop loin trop vite dans la libéralisation sexuelle, la culture libérale-libertaire ne voulait ne voulait semble-t-il rien savoir de promouvoir une éducation sentimentale qui puisse permettre aux humains de trouver la capacité et la sagesse.
    D’ici là je vais aller relire Lettres à un jeune poète et pleurer sur le bébé-jetté-avec-l’eau-du-bain traditionnel.

  5. (je voulais dire « trouver la capacité et la sagesse de savoir se restreindre et de faire taire le cheval ou la gazelle en nous, lorsque nécessaire »)

  6. MERCI !
    Je lis les commentaires sur son événement Facebook… C’est complètement horrible.
    – « Soit dit en passant elle a fait quatre villes avant d’arriver a Gatineau quatre fois 25 hommes faites le calcule… » Qu’est-ce que ça change dans ta petite vie toi, qu’elle en ait vu passer cent et plus ? C’est exactement le genre de commentaire qui m’a fait pensé aux points apportés dans ce texte. Les femmes, si elles se respectent, limitent leur nombre de partenaires. Sinon, c’est une pute. Sinon, elle n’est pas digne de respect. Elle mérite qu’on la martelle jusqu’à ce qu’elle rentre complètement sous terre sous les coups, pour la cacher, parce qu’il faut pas voir ça, ark, une fille active sexuellement ! Quelle horreur !
    – « Un fond d’étude?? Comme dans  »Université »?? Pour aller à l’université ça prend surement plus qu’un secondaire 3. » Ah, parce que tout d’un coup, tu la connais assez pour savoir quel est son niveau d’études, quelle est sa vie privée, ses intérêts, ses hobbies, ses idées, ses projets ? Pis MÊME si son GRAND projet c’est de devenir une star de la porn, pis !? De la porn, il y en aura toujours, et si c’est ça qu’elle aime, son rêve est aussi valable qu’un autre…

    Si elle te dégoûte… Touche-la pas pis sacres-y patience…

    Je suis fâchée… Je pensais qu’on avait avancé de ce côté-là. Pour vrai.

  7. Malheureusement pour Dom Béland, dans l’évolution de notre espèce il a plus que simplement la méthode de reproduction standard (le mâle et la femelle qui s’accouple et restera fidèle pour l’éternité) L’humain n’est plus qu’une simple machine à reproduction pour que la tribu subsiste de cueillette, chasse et pêche. L’évolution est avant tout personnel et se passe entre les deux oreilles. L’aspect biologique n’a pu grande importance car elle n’a pu vraiment de secret pour l’Homme. Aujourd’hui une simple visite à la clinique nous permet d’identifier le père de l’enfant. Ça tout le monde le sais. Donc nous avons donné notre confiance à la science et non à l’individu. Et ça toute le monde le sais. Faut pas prendre les gens pour des êtres primitifs à ce niveau en 2014… L’évolution à également fait en sorte que la dignité n’est pas la même pour tous.

    Je m’explique…

    Peut-être que pour toi la liberté sexuelle des femmes n’est pas synonyme de dignité. Mais pour d’autre elle les puisqu’au total, on estime que le chiffre d’affaires de l’industrie du sexe approcherait les 50 milliards d’euros par an. Ce qui prouve que beaucoup de gens respecte le choix de la liberté sexuelle donc de se fait même qui sont digne de cette liberté puisqu’ils réussissent à vivre, survivre, payé leur compte avoir du plaisir être bien et heureux dans se qu’ils font. C’est ça pour moi la dignité…

    L’homme a évolué et son évolution est propre à sa liberté… Ce qui était autre fois tabou, punis, indignes sous peine de mort et d’emprisonnement est devenue un des industries des plus puissantes et lucratif du monde.

    Un gros bravo à Zoé Zebra qui continue de faire ce qu’elle aime dans vie… Continues et n’oublies pas l’objectif dans la vie c’est d’être heureux…

  8. Wow pour être en 2014 , il faut être tolèrent a tout et accepter tout , le moindre résistance tu es en 1500 , alors si elles sont bien dans leur peau alors pas besoin de s’afficher puisque tout est permis, reste low profil et le probable est règlé , tu as besoin de quoi demande a ta famille et a tout le monde.

  9. Wow pour être en 2014 , il faut être tolèrent a tout et accepter tout , le moindre résistance tu es en 1500 , alors si elles sont bien dans leurs peau alors pas besoin de s’afficher puisque tout est permis, reste low profil et le probleme est règlé , tu as besoin de quoi demande a ta famille et pas a tout le monde de Gatineau

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  11. J’étais intrigué, je suis excité!

    Je passais curieux pour avoir vu les métriques et analytiques de votre blogue. Comment expliquer à mon auditoire, moi surtout, sa réémergence en ce 23 août au palmarès mondial d’Alexa. Il était immergé depuis le 18 juillet dernier pour retrait de la compilation d’une affluence extraordinaire le 16 avril, je présume.

    Je cherchais une explication, j’ai trouvé. Je note que du coup, vous êtes repassée devant Bernard Drainville, sans être dans la boite de vitesse de Jean-François Lisée.

    J’ai survolé les commentaires. Je m’accorde un temps de réflexion avant d’y ajouter ou non.

  12. Je résume,

    Vous exposez à juste escient une situation d’inégalité entre ce que les mâles et ce que les femelles vivent chez le genre humain en matière d’exercice de leurs facultés sexuelles mutuelles, à des fins développementales, récréatives, procréatives ou lucratives.

    Vous le déplorez. Vous vous en prenez au capitalisme et aux exploitants. La question n’est pas l’inégalité de naissance mais de son traitement par la société : les femelles en sortiraient perdantes en matière de dignité et les mâles gagnants, encore.

    Robert Dutil s’y connaît en inégalité, il a écrit La Juste Inégalité en 1995. Oui, oui, l’actuel député libéral de Beauce-Sud. J’y ai découvert Rawls et sa théorie. Elle serait la forme la plus achevée de la théorie du contrat social de Thomas Hobbes et John Locke avant Jean-Jacques Rousseau.

    Cette théorie recherche une protection minimale des droits de la personne en supposant une théorique entente initiale entre des gens libres et égaux sur le développement futur de leur collaboration. Prometteur. Il n’a pas retenu l’autre théorie, celle de l’utilitarisme classique, celle de la réalisation de la plus grande somme de satisfaction pour l’ensemble des gens, pour deux préférences qui lui appartiennent.

    À la vitesse actuelle où se produit l’évolution humaine, cette théorie serait à mettre à jour selon Armartya Sen dans Repenser l’inégalité, 1992, 2000.

    C’est là que je suis rendu, à lire Repenser l’inégalité d’Amartya Sen qui m’a été présenté et recommandé par Darwin de Jeanne Émard.

    http://jeanneemard.wordpress.com

  13. J’accueille ce que j’ai lu sur Zoé Zébra, ici et de Google. Je ne suis pas son père mais un consommateur de sexe récréatif prudent, j’ai été puni il y a plus d’un an au comptoir de revues par une jeune caissière et ça m’a marqué. Je n’achète plus ce type de revues et c’est pas par amour des arbres. Comment éviter le déclin de la septantaine comme ont dit en Suisse et comme titrait Jean-François Lisée en 2000 à propos du Québec dans Sortie de secours.

    Comment aurais-je réagi en 1994 ou 1996 ? Mettons qu’une de nos filles à 22 ans s’était comportée comme Zoé Zébra? C’est impensable, Internet n’existait pas. Elles jouaient entre gens du même âge au sous-sol à 12-15. La vidéo était lourde à l’époque, primaire. L’entreprenariat était frileux et la concurrence religieuse sans être féroce, encore présente.

    Si j’avais vu dix ans plus tard ll’une ou l’autre dans un film érotique émis à Bleu nuit ou loué au vidéo club le plus proche, comment aurais-je réagi ?

    Avec 20 ans de recul, en actrice comme la danseuse dans Le lac mystère d’Érik Canuel, j’aurais été bouleversé, je me serais questionné et après féroce réflexion, j’aurais sans doute avalé. Leur corps et âme leur appartenait depuis des années. Nous y avions vu le temps qu’il fallait, bien entendu, mais un jour, il fallait s’effacer à leur guise. Mes cheveux m’appartenaient aussi, ça m’aurait probablement coûté une mèche de gris.

    http://www.cinoche.com/films/lac-mystere/bandes-annonces/index.html

    P.S. Travailleuse de sexes, comme l’étudiante dans Le déclin de l’empire américain, je préfèrerais que mes filles eussent eu droit au revenu minimum garanti inconditionnel RMGI dont écrit Robert Dutil dans La juste Inégalité, 1995, Québec/Amérique, pour financer leurs dépenses d’études si notre contribution parentale et l,aide gouvernementale n’avait pas suffit.

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