Pourquoi Option nationale? Y avait pas déjà Québec solidaire?

ImageQS dit souvent qu’il mettra en place des mesures de gauche même si la souveraineté ne se fait pas. Ok. Mais comment mettre ces mesures en place quand tu ne diriges, au provincial, que la moitié la moins importante de ton pouvoir décisionnel? Comment prendre des sous dans la Défense, par exemple, pour financer des coopératives?

Pour faire quoi que ce soit, il faut détacher ce bras que nous avons dans le dos.

Cependant, malheur, il n’y a pas 50% + 1 des Québécois qui sont franchement souverainistes. Donc si tu es souverainiste, tu es obligé, soit d’abandonner ton projet, soit de tenter de convaincre les tiens que c’est une bonne idée. Je prends la deuxième option.

Pour ça, ça prend beaucoup d’énergie.

QS met la majeure partie de son énergie dans la défense de la justice sociale, ce que je trouve excellent. Mais il y a un problème fondamental de séquence. Il faut faire la souveraineté d’abord pour que notre énergie à faire quoi que ce soit d’autre ne se heurte pas à l’obstacle de notre dépendance. Françoise David dit parfois que l’axe fédéraliste-souverainiste n’est plus bon, et elle a mentionné quelquefois qu’elle était moins souverainiste que féministe, de gauche, etc. Son projet de société est emballant. Mais comment peux-tu réaliser quelque projet de société que ce soit quand tu ne possèdes pas tous les leviers de ton développement? Il faut nous arrêter et nous concentrer, le temps de briser les liens qui nous contraignent, et reprendre notre marche, indépendants et déliés. Moi, je crois que l’axe souverainiste-fédéraliste a été tassé à tort, que l’ambiance médiatique et l’argent du fédéral ont beaucoup contribué à affaiblir l’importance de l’enjeu et que le bien du Québec demande que nous ne nous laissions pas influencer, que nous revenions à ce qui nous portait si puissamment, mais avec, en prime, toute la force passionnée et toute l’intelligence directe de ces jeunes de 18 à 34 ans qui n’ont pas voté en 1995, moi comprise.

Si les gens ne veulent plus entendre parler de souveraineté, pourquoi continue-t-on à répéter tous les jours à la télé que les gens ne veulent plus en entendre parler? On connaît assez les médias pour savoir que, lorsque les gens ne veulent pas entendre parler de quelque chose, ils n’en disent tout simplement rien pantoute.

Je ne comprends pas, d’ailleurs, comment on peut être de gauche au Québec sans être passionnément souverainiste. Parce que ne pas être souverainiste, c’est choisir, pour la moitié des enjeux politiques qui nous concernent, de déléguer ça au gouvernement Harper en lui disant : « Choisis pour nous, on te fait confiance ».

QS dit qu’on peut faire avancer la gauche en attendant un soutien majoritaire à la souveraineté et ON croit qu’on n’aura pas la souveraineté si on n’y met pas, dans un premier temps, tous nos efforts. ON dit aussi que l’indépendance d’un peuple est une valeur en soi. Si les Québécois étaient très à droite, je trouverais mal placé de préférer les garder dans la dépendance politique sous prétexte qu’ils ne sont pas du bon côté du spectre gauche-droite.

Finalement, la meilleure preuve de la nécessité d’un parti comme ON, c’est la vitesse fulgurante à laquelle croissent ses appuis, surtout parmi ceux qui n’avaient jamais milité auparavant. ON ne divise pas le vote tant que ça : il va chercher une part énorme de ses sympathisants dans les 40% de Québécois qui ne votaient pas et la moitié (la moitié!) de ses militants sont des gens qui n’avaient jamais pensé devenir militants d’un parti politique. C’est un maudit gros générateur d’enthousiasme et c’est une excellente nouvelle pour QS dans la mesure où, peut-être, avec un peu de bonne foi, les deux partis pourraient s’unir et leurs forces se multipier. La plateforme d’ON dit que le parti se fondra avec n’importe quel autre parti qui est aussi souverainiste que lui.

Voilà. Vous étiez trop nombreux à me poser la question.

p.s. “La souveraineté ne serait pas mauvaise pour le Québec” (Article du Canal Argent de TVA)

35 réflexions sur “Pourquoi Option nationale? Y avait pas déjà Québec solidaire?

  1. Merci! Je suis pour Qs mais j’aime beaucoup ON! :) Je souhaite de tout coeur un front uni, la chute de Charest et des libéraux et un pays pour nous tous!

  2. Voilà un intéressant argumentaire, qui attaque cependant quelques clichés que les souverainistes ordinaires se font à propos de Québec solidaire. Je suis d’accord avec la majorité de tes propos, mais je crois quand même que l’énergie investie dans Option nationale vaudrait davantage s’il s’attacherait à QS, et dans une moindre mesure au parti québécois.

    Tout d’abord, Québec solidaire commencera ses réformes progressistes avant d’obtenir la souveraineté, et proposera même certains projets avant d’être majoritaire au Parlement (comme Pharma-Québec), tout comme l’a fait Aussant et autres députés avec le projet de loi 596 (modernisation des institutions démocratiques). En effet, plusieurs réformes doivent être faites préalablement ou simultanément au processus d’indépendance du Québec, et pas seulement après, car il faut d’abord rendre possible l’indépendance en redonnant du pouvoir aux petits partis et aux citoyens! Même si ON n’obtenait pas la souveraineté, refuserait-il d’appliquer les autres réformes importantes de son programme politique? C’est pourquoi il faut distinguer les réformes immédiatement applicables d’une part, et le projet de société dans sa totalité d’autre part, seul ce dernier nécessitant une pleine indépendance politique. QQ veut l’indépendance nationale, justement parce qu’il ne pourrait appliquer pleinement son programme sans cette condition sine qua non! Il est donc erroné de croire que la souveraineté n’est pas une priorité pour Québec solidaire, même s’il ne s’agit pas de sa première ou ultime priorité.

    L’argument de la concentration de la mobilisation est intéressant, mais insatisfaisant. En fait, les nombreux problèmes dont fait face le Québec ne sont pas que d’ordre politique, mais économique, social, culturel, écologique, etc. Pourquoi la souveraineté du Québec serait-elle la priorité absolue, et pourquoi attaquer les autres dimensions du problème seulement lorsque la révolution politique sera accomplie? Si l’argument est qu’il ne saurait y avoir de transformation sociale suffisante sans ce moyen, alors on revient à la position de QS. Si on croit que l’indépendance du Québec est un projet de société, alors il faut lui donner des couleurs, c’est-à-dire une vision qui dépasse la stricte indépendance de l’État québécois par-delà le clivage gauche/droite. On revient une fois de plus à la position de QS, pour qui l’indépendance est une partie de son projet de société, qui demeure par ailleurs multidimensionnel. Pourquoi vouloir limiter la mobilisation à une seule dimension de ce grand projet? Est-ce pour s’assurer la victoire à tout prix, quitte à faire tenir ensemble des contradictions qui pourraient, à terme, faire échouer le projet, comme au sein du PQ?

    Je ne suis pas d’accord avec les remarques de Françoise David à propos de la priorité de l’axe gauche/droite sur l’axe souverainisme/fédéraliste. D’après moi, les deux sont intimement reliés, car la droite soutient le statu quo sur le plan économique (et souvent politique, comme le montrent le PLQ et la CAQ), et il ne pourrait y avoir d’indépendance du peuple québécois sans une souveraineté populaire (et non seulement par une souveraineté de l’État avec un système économique qui exploite sa population). Ensuite, supposer que l’axe souverainisme/fédéralisme est plus important que l’axe gauche/droite, c’est vouloir mettre ensemble non seulement des socialistes, socio-démocrates, néolibéraux et nationalistes conservateurs dans le même paquet, mais également différentes visions parfois incompatibles sur les moyens de réaliser la souveraineté. On peut penser aux tensions historiques qui opposent les visions de Pierre Bourgault (indépendance) et René Lévesque (souveraineté-association), voire l’attentisme-affirmationisme de Pauline Marois (comme un couple qui remet toujours à plus tard le moment d’avoir un enfant parce que la situation n’est pas parfaite). Dans l’esprit du RIN, l’indépendance du Québec doit être totale et assumée, et doit être provoquée pour essayer de transformer la société. Une grande coalition dans un seul parti, comme le rêve le PQ, le transforme inévitablement en une entité qui rêve avant tout de gouverner, et fait passer son projet de société « après » la prise du pouvoir. Ne retrouve-t-on pas ici l’argument initial, selon lequel pour transformer la société, il faut d’abord prendre le pouvoir, c’est-à-dire faire passer les moyens comme des priorités, et les fins comme des moyens de se faire élire? ON ne commet-il pas la même erreur avec QS, en voulant faire passer la question nationale (souveraineté) avant le projet de société, au lieu d’articuler les deux?

    Tout comme toi, je crois qu’il n’est pas vraiment possible d’être souverainiste sans être de gauche, ni être de gauche sans être souverainiste (sauf si on est anarchiste et allergique à toute question étatique et nationaliste). C’est pourquoi, même si la majorité des québécois étaient de droite, je ne mettrais pas mes valeurs de gauche à côté pour leur faire plaisir et recréer un Québec souverain, mais conservateur et américanisé. L’objectif de l’indépendance, c’est la transformation de la société ; et la transformation de la société, c’est le mouvement de l’indépendance.

    Enfin, l’enthousiasme que suscite ON est impressionnant, tout comme celui de QS qui vient de passer récemment à 10 000 membres (30% d’augmentation en 1 an). Les jeunes partis ont de l’avenir, et le fait que le projet indépendantiste renaît de ses cendres et génère la création d’une organisation proactive (et non seulement attentiste), est une bonne nouvelle en soi. Mais encore une fois, l’argument de la concentration des énergies doit être regardé de plus prêt. Qu’est-ce que ON a à offrir que QS n’a pas déjà?

    En fait, il faut se rendre compte que beaucoup d’idées d’ON viennent du programme de QS, et qu’une série de valeurs et de positions progressistes se ressemblent beaucoup entre ces deux partis. Sur le plan de l’indépendance, Aussant a repris des thèses déjà largement répandues dans le mouvement souverainiste, en leur donnant une tournure plus affirmée. De son côté, QS mise sur l’Assemblée constituante dès son premier mandat, ce qui n’est pas une position souverainiste faible mais une proposition forte, beaucoup plus démocratique et proactive que la « gouvernance souverainiste » de Marois. Si ON soutient l’égalité hommes-femmes, QS est un parti ouvertement féministe et applique déjà ses principes dans l’organisation même de son parti, ce qui n’est pas le cas du premier. Si ON possède une plateforme social-démocrate qui relève des préférences politiques de son chef et ses membres (l’orientation économique et sociale pouvant donc varier dans le temps, si plus de membres de ON seraient à droite), la lutte contre le néolibéralisme fait partie du code génétique de QS. Si ON veut reprendre possession des ressources naturelles (comme le PQ et visiblement tous les partis politiques, avec des interprétations variées de ce que signifie mettre la nature au service de notre économie), QS possède des principes et des positions clairement écologistes. En fait, la quasi totalité des propositions de ON se retrouvent dans le programme de QS, avec une précision et articulation plus poussée dans ce dernier, si ce n’est la question nationale qui est moins affichée parce qu’entremêlée avec beaucoup d’autres principes constitutifs : féminisme, écologisme, altermondialisme, etc.

    Autrement dit, alors que QS propose un programme politique complet qui comprend l’indépendance ET un projet de société, ON se concentre sur l’indépendance en l’accompagnant d’un enrobage progressiste qui ressemble, en germe, à ce que QS propose déjà. Le seul avantage que possède ON par rapport à QS, c’est son caractère nationaliste plus affirmé (alors que QS est davantage indépendantiste), et la volonté de séparer la souveraineté de l’axe gauche/droite, ce que fait déjà le PQ d’une certaine manière. Le PQ est certes beaucoup plus mou et usé, mais relativement souple pour accueillir une diversité d’acteurs autour de la question de la souveraineté, en diluant la force de son programme pour accueillir le plus grand nombre d’alliés (allant de la gauche à la droite, de l’urgence indépendantiste à la timidité affirmationniste).

    Ainsi, ON ne propose pas une option clairement distincte sur le plan idéologique, ni sur le plan de la souveraineté ; un parti davantage progressiste et indépendantiste existe déjà (QS), alors qu’un autre va chercher beaucoup plus large et s’assoit sur une longue tradition, au prix de l’affaiblissement de ses positions pour plaire à tout le monde (PQ). Tôt ou tard, ON décidera de revenir dans le vaisseau mère du PQ (en tentant d’accélérer la question nationale), ou décidera d’entrer dans QS, qui est son plus proche allié objectif, afin de radicaliser sa position indépendantiste (c’est mon souhait car le PQ n’a pas d’avenir).

    Enfin, le front uni alliera déjà QS et ON, ces deux partis voulant changer les choses, tant sur le plan démocratique, social et national. ON a toujours montré son ouverture pour ce genre d’alliance (ce qui est très bien), alors que QS est plus prudent en mettant certaines conditions pour que le front ne se réduise pas à un vote stratégique ou négatif (tout sauf Charest), ou une apparence de changement (il faut une vraie réforme démocratique, et un débat public sur les enjeux de l’éducation et des ressources). La seule condition que QS a omise, à mon grand regret, est la question de l’indépendance qui figure déjà dans son programme, et qui aurait pu faire perdre la face au PQ, tout en montrant que ceux qui ont à cœur la transformation du Québec sont bien les partis qui décideront de répondre aux conditions du front uni. Cette omission témoigne sûrement d’une moindre priorité de la question nationale dans le large programme de QS, et c’est un point qui pourra être corrigé car il n’est pas consubstantiel au parti.

    C’est pourquoi, si « la plateforme d’ON dit que le parti se fondra avec n’importe quel autre parti qui est aussi souverainiste que lui », il sera appelé à être absorbé par le PQ (si celui-ci met ses culottes et retrouve ses idéaux par-delà son réalisme à courte vue), ou QS (si le parti met ses culottes et décide de faire de la souveraineté une question d’urgence, ce qui ne devrait pas tarder). D’après moi, le potentiel indépendantiste de QS n’a pas encore été exploité dans sa plénitude, et le parti devra mettre les bouchées doubles pour donner à cette question délicate et centrale la pleine puissance de ses idéaux et son intelligence. Si QS arrive à articuler une vision indépendantiste aussi forte sinon plus à celle d’ON, alors ce dernier n’aura pas le choix de s’arrimer au premier pour lui donner tout son énergie et son enthousiasme. D’après moi, le débat gauche/droite ne doit pas passer avant, ni après la question souverainiste ; ces deux axes doivent être articulés minutieusement, sur un même diapason.

    • Pour faire court, en effet !

      “… il (ON) sera appelé a être absorbé par le PQ”

      - Ou à en devenir la première locomotive.

      ” … ou QS …”

      - Où à en devenir la deuxième.

      “D’après moi, le débat gauche/droite ne doit pas passer avant, ni après la question souverainiste ; ces deux axes doivent être articulés minutieusement, sur un même diapason.”

      Je ne veux pas compliquer les choses mais j’ajoute l’axe intergénérationel à vos deux où Éric Duhaime rêve d’équité et que Jean Charest a retenu comme élément possible de l’avant-dernière élection provinciale au Québec.

      • QS n’est pas indépendantiste. Il suffit d’aller participer à une réunion de comté pour s’en apercevoir. Il faut tout faire pour se justifier de vouloir l’indépendance sans irriter deux ou trois membres anglophones du parti qui soulignent l’importance de «laisser le peuple choisir». D’ailleurs, quand les «porte-paroles» de QS appellent à voter pour le parti le plus fédéraliste de la scène politique canadienne, le NPD, cela exprime de manière très claire leur positionnement sur la question nationale.

        L’idée de tenir une Assemblée constituante AVANT l’indépendance est complètement délirante. Imaginez un Commission Bouchard-Taylor à grande échelle où toutes les idées politiques de la gau-gauche montréalo-centriste et celles des réactionnaires de Québec s’affronteraient pour finalement aboutir à un projet de constitution qui sera soumis à un référendum. Référendum dans lequel les perdants du débat (l’extrême-gauche québécoise) voteraient évidemment contre… De plus, même si elle étaient acceptée une constitution québécoise dans le cadre canadien nous inféoderait toujours à la majorité anglo-protestante du Canada. La constitution de Trudeau ne serait nullement affaiblie.

        Le projet de QS repose sur une vision antinationaliste du projet d’indépendance. C’est la gauche post-moderne qui, incapable d’affronter les problèmes identitaires et culturels, se rabat sur la défense des revendications minoritaires; minorités religieuses, ethniques, sociales, etc. QS, comme la CLASSE, est beaucoup plus habile à parler de l’émancipation des Autochtones que de celle de son propre peuple. Le nationalisme est une épine dans le pieds de ce parti qui ne peut exclure la question pour des motifs stratégiques, mais qui ne veut pas trop en parler non plus, de peur d’irriter sa base de militants marxiste-léninistes.

        Car ne nous trompons pas, la base militante de QS est bel et bien formée d’ancien militants ML qui se sont reconvertis dans le «progressisme» après l’effondrement du bloc soviétique. Les questions linguistiques et nationales sont à l’opposés des priorités des marxistes qui considèrent uniquement le jeu politique sous les rapport de force économique établi en tant que «classes» opposées l’une à l’autre. Le nationalisme québécois n’étant qu’une simple diversion de la bourgeoise pour mieux nous exploiter, mais dans notre langue et avec notre drapeau.

        Option Nationale met tout simplement de l’ordre dans la vie politique québécoise en se faisant le parti d’un idéal politique qui nous hante depuis plus d’un siècle. Aussant incarne ce que le PQ devrait être. Je crois d’ailleurs que sa stratégie repose sur la volonté de radicaliser le PQ et peut-être, dans un avenir lointain, de le gober tout simplement. Il était impossible pour Aussant d’intégrer un parti qui appelait à voter pour un parti fédéraliste.

        Pareil pour moi.

      • À Sultan Cormier…

        J’ai un problème avec ton histoire de marxiste-léninistes.

        Je suis né en 1952. Quand j’étais jeune, il y avait un groupe d’une trentaine de personnes dans ce genre-là. Entretemps, ils se sont divisés en trois groupes d’une dizaine chacun et ce sont toujours les mêmes personnes, sauf quelques recrues pour remplacer celles qui sont mortes.

        Québec solidaire compte 10 000 membres. Moins les 30 marxistes-léninistes, ça en fait 9 970 qui ne sont pas marxistes, qui n’ont jamais lu «Le capital» et qui seraient bien mal pris de t’expliquer la différence entre Staline, Lénine et Trotsky.

        De plus, on peut dire qu’une bonne partie de la population québécoise penche à gauche. Ça fait des millions de personnes, dont pas une personne sur mille n’a la moindre notion de ce qu’est le marxisme.

        Je ne comprend pas cette propension qu’ont les gens à lier la gauche avec des histoires qui étaient déjà finies longtemps avant ma naissance (et je ne suis plus jeune).

        Pour moi, la gauche, c’est la simplicité volontaire, l’alimentation naturelle, les médecines douces, les sage-femmes, les petites entreprises, les logiciels open-source, le vélo, l’économie solidaire, etc. Rien à voir avec la dictature, le goulag et l’exploitation de l’homme par l’homme.

        L’émancipation d’un peuple ne passe pas par le nationalisme.

        Elle passe par l’émancipation des personnes.

        Et cela commence par se libérer du connu, du bien et du mal, de la croyance en un berger qui va sauver le troupeau de moutons en les guidant hors de la forêt dangereuse vers la prairie rassurante.

        Les américains en ont un pays, et ça leur donne quoi ?
        Les français en ont un pays, et ça leur donne quoi ?
        Les chinois en ont un pays, et ça leur donne quoi ?

        Pourquoi est-ce que cela serait différent pour les québécois ?

        Au cours de ma vie, j’ai beaucoup aidé pour la souveraineté. Et je continue de le faire. Mais contrairement aux autres «militants», qui s’imaginent que soudainement le Québec deviendrait le paradis sur terre, je ne me fais pas d’illusions. Je sais déjà qu’au lendemain de la création du pays du Québec, je devrai continuer de lutter comme si de rien n’était contre la pollution, le gaspillage, la corruption, le sexisme, l’étroitesse d’esprit.

        Pour débarquer Jean Charest du pouvoir, au lieu de s’attaquer aux gens qui veulent voter pour les autres partis, pourquoi ne vous attaquez-vous pas directement aux gens qui votent libéral ?

        Au lieu de perpétuer cette folie d’un pendule à deux partis, pourquoi ne pas tout de suite créer une Assemblée nationale où discuteraient sereinement autant de partis que ça en prend pour représenter la diversité politique de notre population réelle ?

        Au lieu de remettre vos vies à plus tard, pourquoi ne vivez-vous pas ici et maintenant ?

        Tune in, turn on, drop out !

        C’était vrai avant, c’est encore vrai maintenant.

  3. Tu es fabuleuses Catherine, nous avons grand besoin de gens comme toi qui possède une force intérieure incroyable et une extraordinaire facilité d’expression :)

    • Je ne crois vraiment pas que s’est pour créer encore une fois une folie de pendule à 2 partis que Catherine Dorion à voulu parler de la distinction entre ces 2 partis.

      Je crois qu’à chaque entrevu qu’un membre de parti ON à réussi d’avoir, la question Pourquoi Option nationale? Y avait pas déjà Québec solidaire? s’est fait entendre.
      Nous savons très bien que se sont les partis les plus progressif, il y à quand même une nette distinction. Bien entendu convaincu comme moi, que ON est la meilleur option, Elle À fait savoir pourquoi s’est le chois de ceux qui voterons ON.

      Non, le Québec ne deviendrais soudainement pas un paradis, maintenant pays. Simplement maître de ses décisions: l’alimentation naturelle, les médecines douces, les sage-femmes, les petites entreprises, les logiciels open-source, le vélo, l’économie solidaire, etc. Je suis bien contant que QS les mettes de l’avant et que nombreux voterons en leurs faveurs.

      Les américains,les français, les chinois ont un pays,et ça leur donne quoi ?
      Bien cela leurs donne la chance de se représenter en tans que tel et de décider pour eux.
      Se n’est pas la suisse qui va dire au français quoi faire pour améliorer la santé ou la nutrition mais bien les français. Se n’est pas Paris qui va au JO par exemple mais encore là la France.
      J’en veux de même pour le Québec!
      Créer fièrement l’avenir avec le reste du monde, d’une façon ouverte et raisonnable.
      Pouvoir être responsable aussi.
      Il est facile de dire ,s’est la faute du Canada, (se que je crois asse régulièrement) encore Harperiser!
      Et bien un Québec souverain serais responsable de ses décisions et devra en assumer lui même les bonnes et mauvaise répercussions.
      Depuis m’on enfance on me répète qu’il est important de prendre ses responsabilitées et de les assumer. Il faudra bien qu’un jour ON se lève et le fasse.

  4. Au printemps 2011, je me suis dit que les chances du Québec de devenir un pays souverain étaient meilleures si François Legault plutôt que Pauline Marois devenait le prochain premier ministre. Ne le prenez pas personnel Mme Marois. Option nationale se devait. Merci Jean-Martin Aussant.

    La prochaine élection, qu’elle ait lieu à l’automne 2012, au printemps 2013 ou à l’automne 2013, il y a un un mois, Jean Charest se donnait encore 18 mois, ne sera pas une course au pouvoir pour ON et QS. Bryan Breguet, un mordu de la projection électorale québécoise nous offre un simulateur grâce auquel il est facile d’en arriver à cette admissible réalité.

    http://www.silatendancesemaintient.ca

    À cette prochaine, l’effet de quatre ou cinq ans de maturation sur l’humeur électorale se fera sentir surtout à la CAQ selon son habileté. Aux dépends du PLQ ou du PQ, là est la question. ON et QS ne menaceront une différence pour le PQ ou le PLQ que dans quelques comtés. QS et ON dans l’ordre du nombre de membre et de la seignorité doivent viser à plus long terme, comme la Coalition pour la Constituante qui pourrait être présente dans 30 comtés et se livrer à un exercice en préparation de 2018.

    • Et j’ajouterais pour conclure de façon claire,QS et ON doivent garder leurs caps respectifs comme au bingo jusqu’à ce que l’organisateur de la soirée ne dise plus : “Ne dérangez pas vos cartes avant que l’on vous demande de le faire.”

      La Coalition pour la constituante sera présente dans plus que sept comtés.

      À l’oeil, je dirais que cette coalition est plus près de QS que de ON.

  5. Je pense sincèrement que la fusion QS et ON est tout à fait logique, mais que la logique ne dicte pas le comportement humain (ou pas assez). J’ai bien peur que les militants de QS ne voient en ceux d’ON que des nationaleux sans idéaux à qui ils ne voudront pas être assimilés, et ces derniers ne voient dans les premiers que des gogauchistes stigmatisés.

    De toute façon, il faudra premièrement, comme Jonathan Durand Folco le dit, que QS s’affirme plus souverainiste, ce qui ne semble pas gagné d’avance étant donné l’état d’esprit de certains de ses membres, dont Françoise David semble une représentante…

  6. Je comprend mal les gens qui veulent tant que ça avoir un pays.

    Dans le monde entier, la plupart des populations en ont un pays et ça les avance à quoi ? Ils doivent quand même descendre dans la rue pour manifester et se battre pour défendre leurs droits.

    Le vrai combat aujourd’hui, c’est celui du 99% contre le 1%. Ce combat est mondial, supra-national, interculturel et dans toutes les langues. Ce qui nous a remis sur la mappe du monde, c’est Occupons Montréal, c’est le combat des étudiants qui remettent en question l’ordre établi, c’est ce qui nous rallie aux populations du monde entier qui luttent pour leur dignité, leur liberté, leur survie (pas pour avoir un pays).

    D’ailleurs, ça nous prend une Assemblée constituante pour réécrire complètement les règles du jeu et les premières choses à éliminer de nos vies, ce sont les partis politiques, les Sénats, les Parlements et toutes ces vieilles institutions désuètes héritées du Moyen Âge.

    • Ce 99% dont tu parles n’est pas au pouvoir. Pourquoi? Parce qu’il a été affaibli par toutes sortes d’éléments venus du 1%. Ce que le 99% est en train de perdre de plus précieux, c’est l’esprit communautaire. C’est la capacité d’agir, de raisonner et de ressentir tous ensemble. Nous croyons être un tas d’individus en dépression sous médication alors que nous sommes une collectivité exploitée et fatiguée qui est en train de retrouver le goût de se défaire de ses chaînes. Or, pour redevenir communauté, il faut retrouver ce qui, en dedans de chacun de nous individuellement, EST communautaire. C’est quoi, notre communauté? Ce qui nous unit, C’EST NOTRE CULTURE, c’est vieux comme le monde, c’est la tribu, c’est la famille, c’est l’amour, ce sont les liens qui sont créés par la vie à proximité d’autres individus comme nous. Mais notre culture à nous, Québécois, s’égrène, se perd, se fait déprécier, et nous la délaissons. C’est lorsque nous laissons mourir notre culture (ce liant communautaire parmi les meilleurs qui soient) que nous nous retrouvons sans repères, seuls et évoluant tristement comme des électrons libres à la merci du 1% qui nous aime comme ça, désunis. Il y a, aujourd’hui, une partie de notre culture qui est mondiale, c’est vrai. Une autre est locale. Il faut embrasser les deux. Mais le Canada? C’est artificiel. C’est une union faite par et pour l’économie, qui a affaibli la version locale de notre identité communautaire.

      • Simplement Serge Grenier tu dis : c’est ce qui nous rallie aux populations du monde entier qui luttent pour leur dignité, leur liberté, leur survie.

        Comment peut tu écrire liberté si se n’est pas aussi d’avoir s’on pays.
        Pour les combats mondiaux ,d’être un pays nous permets d’y participer pacifiquement sure tout les niveaux. Ne devrons toujours descendre dans les rues pour revendiquer et faire avancer les causes. Nous avons aussi la chance de créer un pays en “2012″, avec toute l’informations que nous avons. Nous pouvons changer des systèmes qui soi ne marche pas , qui ne nous conviennes pas et qui sont désuets.

        Réécrire complètement les règles du jeu au Canada ça ne se fera pas.
        De faire du Québec un pays, ses de les ecrires car elle ne l’ON jamais été écrites.
        D’y mettre de notre ingéniosité pour leurs faire resplendir la fraîcheur, l’ouverture, la cooperativite etc…

    • Je n’ai pas de mal à comprendre moi pourquoi une forte minorité de Québécois veulent se donner un pays. Je n’ai pas de mal à croire non qu’ils n’y parviendront pas par référendum mais éventuellement par Assemblée nationale ou par Assemblée constituante.

      Pour en savoir plus sur l’assemblée constituante, on peut lire à ce lien ce qu’en écrit Roméo Bouchard directeur-général de La Coalition pour la Constituante. J’y ai compris que pour se donner une assemblée constituante, il faut être un peuple. Doit-on avoir ou être en un pays ? Je pense que oui.

      Il est prudent de ne pas se débarrasser de ses institutions avant de s’en être donné d’autres si désuètes soient-elles. Voyez ce qui nous est arrivé avec notre laïcisation : une sous-natalité appauvrissante pour les moins de 45 ans et fatale pour le référendum de 1995.

    • Le 99% sera toujours sur la défensive s’il ne pratique uniquement que la politique de la rue. Créer un pays est une heureuse occasion de s’assurer que l’État serve le bien commun au lieu de l’intérêt de la clique du 1%.

  7. Texte très intéressant. J’étais membre de l’UFP et je suis membre de QS depuis ça fondation. Je dirais que QS est résolument indépendantiste dans ses textes: son programme est élaboré en fonction de l’indépendance du Québec. Lorsque nous prenons position sur les médias, sur les affaires étrangères, sur l’immigration, etc., nous réfléchissons en tant que pays indépendant, sans tenir compte des compétences fédérales actuelles.

    Toutefois, concrètement, QS est avant tout une coalition de gauche, regroupant une majorité d’indépendantistes, mais aussi des ambivalents autonomistes et quelques fédéralistes. Plusieurs militants actifs affichent leur préférence pour un Canada de gauche (NPD) à un Québec de droite (PLQ, voire PQ).

    Cela étant dit, j’aimerais voir des discussions entre les instances nationales de QS et d’ON pour le retour d’un véritable grand parti indépendantiste de gauche. Faire de la politiquement autrement, c’est aussi se parler sans gêne au-delà de la ligne partisane.

    • Au premier juillet 2011, le Québec comptait 7 979 663 habitants. Les moins de 18 ans y sont 1 524 405, 19 %. J’imagine que vous ne les trouver pas vieux.

      A – Les 18-34 y sont 1 807 675, 23 %
      B – les 35-54, 2 318 693, 29 %
      C – les 55-74, 1 766 725, 22 %
      D – les 75 et plus 562 165, 7 %.

      À lequel ou lesquels des 4 groupes d’âge ci-dessus appartiennent les vieux qui vous donnent le goût de vomir ?

  8. Concernant le rapprochement entre Option nationale et Québec solidaire, je ne crois pas que ça va arriver et je ne pense pas que ce soit vraiment lié aux programme de l’un ou de l’autre.

    Je pense que Monsieur Aussant veut être le chef du parti, pas un simple porte-parole. Comme Monsieur Duchesneau qui lui non plus ne voudrait pas être un simple porte-parole. Françoise David et Amir Khadir sont vraiment des gens de gauche et n’ont pas de problème à être les porte-parole de l’Assemblée générale des membres de leur parti.

    «We don’t need another heroe».

    Moi, je me méfie des gens qui veulent le pouvoir à tout prix, quelle que soit la pacotille qu’ils vont me présenter pour avoir mon vote.

  9. “Finalement, la meilleure preuve de la nécessité d’un parti comme ON, c’est la vitesse fulgurante à laquelle croissent ses appuis, surtout parmi ceux qui n’avaient jamais milité auparavant.”

    Pour fendre un cheveu en quatre, je n’aurais pas écrit nécessité mais pertinence ou un synonyme comme : l’à-propos, le bien-fondé, la convenance, la justesse, l’opportunité, le rapport, la sagacité. Merci dictionnaire CRISCO.

    Beaucoup d’internautes suivent Option nationale; je compile et compare :

    http://laqueste.wordpress.com/

    “… peut-être, avec un peu de bonne foi, les deux partis pourraient s’unir et leurs forces se multipier.”

    C’est chose faite pour l’entente entre QS et ON en ce qui concerne les comtés de Nicolet-Bécancour et Gouin. Elle augmente sensiblement la probabilité d’élection de Jean-Martin Aussant et de Françoise David.

    • Pour faire avancer des id/es dan quoi que se soi cela prend de bons leaders.
      M. Aussant en est un excellant exemples.
      Il est concis, calme et directe. Parle franchement et laisse les autres militants qui pour certains n’on jamais fait de politique, parler librement sans filtres.
      Il est le meilleur chef pour ON, aucun autres politiciens peux faire la job.
      S’est sa création, s’est certain qu’il ne laissera pas un autre chef en être le porte paroles si se n’est pas se passer franchement dans le même sens.
      Il ne joue pas du tout u hero, il en deviendra cependant un lorsque le Quebec sera Nation.

      • Encore un autre romantique qui cherche un héro pour se faire libérer? Monsieur Aussant est un élève qui sort des universités prônant le néolibéralisme à fond la caisse et des écoles soutenues par le clan des Rothschild.

        Un pays avec ON veut dire un pays dominé encore plus que nous le sommes présentement. C’est un pays qui n’emmène pas la liberté. C’est pour cette raison que je reste avec Québec Solidaire. Le seul parti qui veut vraiment changer le système désuet actuel. C’est de ça que nous avons besoin.

      • On peut regarder l’avenir avec des lunettes roses, ou faire face à la situation. Bien que Québec solidaire n’ait aucune chance de prendre le «pouvoir», il n’en demeure pas moins qu’il propose les meilleures solutions dans presque tous les dossiers.

        D’autre part, les gens de droite, tout partis confondus, sont en train de détruire l’environnement, le tissu social, les institutions démocratiques et le reste. Si on les laisse faire, ils vont régler leur propre problème dans une immense catastrophe planétaire.

        La souveraineté, c’est important, mais qu’est-ce que ça donne d’être souverains si on est tous morts ?

        On a le choix entre lutter pour la gauche malgré tout ou se joindre à la droite pour accélérer le processus et qu’on finisse d’agoniser au plus vite. Moi je trouve que trop souvent quand on s’occupe de politique provinciale, on oublie que la province se situe sur la même planète et est soumise aux mêmes conditions générales que le reste du monde.

        Que ce soit le PQ, le PLQ ou la CAQ qui prenne le pouvoir, les citoyens de bonne volonté devront continuer le combat du 99% contre le 1%. C’est une question de vie ou de mort pour l’humanité.

      • Isaac, vous avez été chercher ou les liens de Mr. Aussant avec les Rotschild?
        QS n’est que du vent. Ses ambitions bien caché, comme celle d’un cheval de Trojan… Pour ce qui est de Mr. Aussant et de l’indépendance du Québec, je crois qu’il est le mieux placé pour la faire, car la race Humaine en est une basé sur le commerce des idées. Donc par le fait même s’approprier le contrôle sur notre économie est notre meilleur arme pour trouver notre place dans le Monde.
        Les Rotschilds n’ont pas besoin de lui, ils ont Legault et Charest déjà, et pour ce qui est du Néolibéralisme d’Aussant, bien je peux avouer que c’est vraiment la meilleur farce que j’ai entendus à son propos… Vous devez surement être un fervent militant du QS pour dire cela!

  10. Pour ce qui est des liens avec Aussant, vous devriez vous informer un peu plus sur votre chef charismatique car, ça ne m’a pris que quelques instant à les trouver. C’est une démarche normal à faire avant de se donner à quelqu’un comme vous le faites.

    Vous devriez vous informer un peu plus avant de parler. Votre analyse ci-haut démontre très bien que vous êtes un gros zéro en stratégies politiques.

    Je ne suis pas un fervent QS comme vous semblez le croire. C’est pour l’instant le seul parti qui présente des idées et des projets réalistes, qui tiennent compte de la faillite du néolibéralisme. Reste tout de même que je ne suis pas d’accord avec certain points de leur programme. Option Nationale ne fait que cacher le mal temporairement. Il se présente avec un masque de gauche mais je vous assure que ses actions seront celles d’un parti de la droite, tenu par un chef qui a très bien appris à faire plaisirs aux compagnies et aux corporations.

    Seul le temps me donnera raison la-dessus. Le jour où il sera élu, le Québec sera peut-être indépendant politiquement (Ou du moins il en aura la possibilité), mais il sera plus que jamais dépendant au niveau économique. Le seul facteur qui gardera ON éloigné de l’invasion des corporations (Comme le fut à son tour le PQ), c’est l’implication et le niveau d’investissement de leur membres.

    PS: Je pose beaucoup de question à Aussant sur Twitter mais étrangement, il ne me répond jamais…

    • Attaques personelle… Humm, j’ai déjà connu des esprits plus argumentatif. Descendre l’un pour se remonter soi-même est de la politique de bas étage… J’ai vécu en Chine pendant quatre longues années et disont que mon expérience avec la politique international fut très enrichissante… Oui Aussant à travailler en Angleterre, oui il aurait pu être ou encore être sous l’influence des Rotschilds, mais j’ai habité la Chine communiste et j’ai même travaillé pour eux, est-ce que cela fait de moi un communiste? Pas vraiment. Connaitre son enemi est à la base même de la politique International. Connaitre ses acteurs, ses méchanismes demande justement d’avoir acquis une perspective mondiale.

      QS est opportuniste, très combatif mais Amir Khadir n’est pas celui qu’il dit être. Ma soeur à cotoyer sa soeur qui est Docteur à l’Hopital St-Luc. Tout le monde qui la connait, connaissent aussi Khadir et sa véritable personalitée. Le Mr. à vraiment un énorme Égo, et cela, le Québec n’en a pas besoin. Ce Mr. ne se bat pas pour les Québecois…

      Pour ce qui est de la droite et de la souveraineté, je crois que c’est cela le problème! Ce qui empêche le Québec d’accéder à la souveraineté, c’est justement car il n’y pas de partie de droite souverainiste! Nous sommes toujours divisé entre gauche souverainiste et droite fédéraliste, quand tout ce qu’on cherche, c’est un parti capable de faire la différence! Le mouvement souverainiste s’en trouve d’autant plus appauvrit en idées.

  11. Ce ne sont pas des attaques personnelles… N’essayez pas de détourner le débat. Je dis simplement que vos arguments démontrent clairement votre manque de connaissance en politique. Que vous ayez vécu en Chine ou pas… ^^

    Puis-je savoir en quoi QS est opportuniste?

    Et sincèrement, si vous croyez que nous allons construire un pays avec des ouï-dires venant de la soeur de la soeur de l’autre… Vous pouvez garder ça pour Option Nationale.

    Pourquoi vous dites que “ce monsieur ne se bat pas pour les Québécois” ?

    Ensuite, ce n’est pas parce que Aussant ait travaillé en Angleterre que je dis qu’il à l’influence des Rothschild, mais plutôt parce qu’il a étudié à la Aston Business School, qui est une école qui forme toutes les têtes folles du néolibéralisme. Ce n’est certainement pas ce type d’indépendance que je veux. Le système capitaliste démontre de plus en plus sa faillite. Il est temps qu’on le voit et qu’on pense à une alternative. Ce n’est cependant pas à la Aston Business School qu’on va nous apprendre les alternatives au capitalisme. Je n’ai pas eu besoin d’aller 4 ans en Chine pour apprendre cela.

    Peut-être que Amir à un bon égo mais… Qui en politique n’en a pas un? Et il ne doit pas être si pire que ça si il accepte de partager le poste de porte-parole avec une femme.

    PS: N’oublie pas de répondre à mes questions :

    - Puis-je savoir en quoi QS est opportuniste?
    - Pourquoi vous dites que “ce monsieur ne se bat pas pour les Québécois” ?

    • Simplement car Amir capitalise sur tout ce qu’il trouve comme opportunitée. Ce comparer a Luther King, Mohatma Ghandi entre autre… Le Mr à un Égo qu’il ne contrôle pas, c’est pourquoi il a fait tellement de références extravagentes, qui sont dénué de tout leurs contextes.

      Aussi sa soeur est une de ses plus grande militante. Ce ne sont pas ses ouie dire que je fais références mes à ses idées et valeurs personelle. Oui il peut partager le pouvoir avec une femme, mais pensez-vous vraiment qu’il va le partager s’il est porté au pouvoir? Si oui, qu’est-ce qu’il en ressortira? Khadir est loin d’être idiot et pour perçer au Québec, il doit montrer un visage rassembleur. Homme et femme peut être un puissant véhicule. C’est pourquoi je me méfis encore plus de lui.
      Ses ambitions sont purement personelles, sa vision, un amalgame d’idées magasiné.

      Par contre, je suis d’accord avec vous que le capitalisme se prouve de plus en plus contre nos valeurs et les valeurs Humaines et sociale (vous devriez lire mon premier post sur ce site, quand j’argumente avec des gens du PQ sur la socièté de consomation…). Mais la véritée est qu’il n’y a pas d’alternative offerte qui en valent plus la peine. Il faudra donc faire avec jusqu’a solution soit trouvé… Mais il est le mieux placer pour s’opposé à eux… Mieux que Charest qui n’est qu’un avocat porte-parole.

      La Chine m’a fait voir beaucoup de chose qui sont impossible ici… Là-bas les impôts n’existe pas. Car tout ceux qui ont les moyens de payer payent, en s’achetant de l’essence, des bijoux et autres biens de luxes. Les plus pauvres n’en ayant pas de besoin, ils ne payent pas d’Impôt!

      Pour avoir cela ici, il faudrait nationaliser nos mines d’or et Diamants et tout le Pétrole qui se trouve au Québec… Inutile de dire que les Rotschilds ne seront pas content… Aussi, ceux qui les connaissent vraiment savent que les Rotschilds ne font pas dans la dentelle quand vient le temps de défendre leurs intérêts… Après tout, ils sont les fondateurs des services secrets moderne (durant les guerres Napoléonique, jusqu’a aujourd’hui…).

      • Pardon, mais Monsieur Barre, vous parlez vraiment à travers votre chapeau.

        Je connais personnellement Amir depuis des années et je sais très bien qu’il n’est pas du tout comme vous dites. Et je connais le fonctionnement de Québec solidaire pour avoir assisté à plusieurs de leurs assemblées générales. Amir et Françoise David sont des PORTE-PAROLE, pas des chefs, des porte-parole. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas là dedans ? porte ou parole ?

        La minute qu’ils se prennent pour d’autres et ne font plus l’affaire, les membres en règle du parti les remercieront de leurs services et choisiront d’autres porte-parole.

        Quand il y a une discussion sur un des points du programme, tout le monde fait la file pour avoir le micro. Amir et Françoise font la file comme tous les autres membres et disent leur idée comme tous les autres membres et leurs idées sont acceptées, refusées ou amendées comme celles de tous les autres membres.

        C’est ça qui fait peur avec Québec solidaire : ils sont vraiment démocratique et il semble que la «majorité obéissante» n’est pas encore prête pour ça. C’est des moutons qui ont besoin d’un berger pour leur dire quoi faire.

        Moi, je n’ai besoin de personne pour me dire quoi faire ou quoi penser. Et c’est pour ça que j’apprécie Québec solidaire. Ce parti ne défend pas une idéologie, mais une méthode. La méthode démocratique !

      • Pas vraiment Mr. Serge. Amir n’a pas besoin de se prendre pour d’autres (comme Martin Luther King dans les manifs etudiantes ou même Mohatma Ghandi) pour faire valoir sa personne. Moi je me méfis de quelqu’un qui doit se prendre pour d’autres pour bien se faire valoir. Quand un homme n’a pas d’idée, il ne vaut pas grand chose.
        Et moi je n’ai rien contre les visionnaires, les vrais leaders. Même si je sais penser par moi-même, la réalitée est que notre monde est des plus en plus complexes, et qu’il y de moins en moins de personne capable d’y naviguer et encore moins de faire des choix et des décisions éclairé.

        C’est bien beau la démocratie, mais un orchestre sans chef n’est qu’une tentative, pas un un orchestre. C’est la même chose pour un société! Le QS n’a donc la force que son maillon le plus faible, et ce Mr. Grenier, ça ne fait pas long feu dans le monde actuel…
        Vous pouvez connaitre Mr. Khadir personellement, moi je pensais connaitre mon ex femme aussi… Après avoir vécu 4 ans et ce 24 heures sur 24 avec, je me suis rendu compte, que je m’étais trompé… L’Homme est une créature complexe à comprendre et a souvent plusieurs facettes. Donc maintenant, je ne dis plus connaitre les gens, je ne fit qu’a leurs actions. Pour le reste, je me sers de mon intuition. Et celle-ci n’aime pas Khadir. C’est cette même intuition que je n’ai pas écouté avant de me marier…

        Mais je suis d’accord avec vous… Il y a de moins en moins de personne capable de penser par eux-même. Et de plus en plus qui pense penser et encore plus connaitre la véritée… Ont voit très bien ou cela mène aux É-U…

  12. Une question toute simple comme ça…

    Supposons qu’un gouvernement d’ON est élu majoritaire, grâce à notre superbe mode de scrutin, avec environ 35-40% des votes. Ce que je comprend, c’est que suite à son élection, un gouvernement ON organiserait un référendum (ou tout autre équivalent) dans le but d’en arriver à la souveraineté. Et si les québécois.e.s refusent la souveraineté à plus de 50%? Que fait un gouvernement ON qui en fait sa priorité? Il démissione? Car c’est impossible de diriger le Québec dans un contexte de fédération canadienne, on est d’accord? On ne peut pas diriger à gauche en fédération comme le propose Québec Solidaire?

    • Premièrement, savoir penser, c’est être capable de faire la différence entre citer Ghandi et se prendre pour Ghandi. Amir ne se prend ni pour Ghandi, ni pour Martin Luther King, mais il connaît l’histoire politique et la place qu’il occupe dans cette histoire.

      Si jamais il s’avérait qu’il n’est pas à la bonne place, hé bien, le lendemain, Québec solidaire choisirait un autre porte-parole et voilà, aucun problème, aucun danger.

      Si on regarde la scène politique provinciale, on a le choix entre le PQ, le PLQ, la CAQ, ON et QS. Moi mon intuition vote pour Québec solidaire.

      Mais comme vous le dites, le monde a bien changé et rares sont les personnes qui y comprennent quelque chose. Moi, je suis de la génération qui a :

      «Tune in, turn on, drop out.» (Observe, comprend, décroche.)

      Après avoir décroché, quoi ?

      «Imagine no country, imagine no possession, imagine no religion.»

      Et aujourd’hui, j’ai vu ce petit clip vidéo qui en 3 minutes 21 secondes a complètement changé ma vision de notre place dans l’univers : http://youtu.be/0jHsq36_NTU

      Qu’en pensez-vous ?

  13. Je cherchais un canal pour vous faire savoir que j’ai voté pour vous dans Tachereau. À la prochaine occasion, si vous êtes encore sur les rangs, je voterai encore pour vous. … jusqu’à la victoire.

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